À la rescousse des couturières et couturiers de Bigarade

Plusieurs entreprises de confection de vêtements se sont portées à la rescousse des anciens employés de Bigarade, expulsés mercredi sous la pluie battante parce qu’ils auraient refusé de signer des papiers de démission.

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«On est en train de mettre sur pied un atelier temporaire dès le mois d’août pour qu’ils aient au moins un peu de travail. Je ne sais pas si je serai en mesure de tous les garder [...], mais je suis en contact avec plein d’entreprises qui offrent des bonnes conditions et qui seraient intéressées à prendre des employés», indique Camille Goyette-Gingras, fondatrice et directrice de la Coop Couturières Pop à Montréal. 

Sociofinancement

Étant elle-même une ancienne employée de Bigarade, elle s’est occupée mercredi de prendre en charge la quinzaine d’employés, pour les aider à remplir leurs documents de la CNESST.

Sa compagnie a mis sur pied une campagne de sociofinancement pour leur permettre de toucher un petit montant d’argent, en attendant de pouvoir obtenir la PCU. En moins de 24 heures, elle avait réussi à cumuler plus de 3000 $.

«C’est pas grand-chose, pour 15 personnes, mais ça sera déjà ça. La PCU, ils peuvent juste la demander dans sept jours, mais il y en a qui n’ont pas payé leur loyer encore [...]», explique-t-elle.

août 29, 2020 — Camille Goyette-Gingras